Danseuse dans le vent

Publié le par Téophile

 

Danseuse dans le vent qui traîne un voile

Un arrêt sur le mouvement, probablement une photo

 

Rencontre à déserter le silence

La parole se fait sa danse

 

Les mains de coton effleurent et c'est juste ce corps-là

Une trace qui va à l'eau, un début de traversée

 

Tu dresses un paravent et derrière se faufilent ces images

Une légère transparence, une nouvelle cadence

 

Sur la surface tu brodes une utopie

Une erreur d'aiguillage, un parfait mensonge

 

Tu ne peux oublier ce que tu as laissé

Et cependant, tu n'es pas tout-à-fait immobile

 

Tu aimerais retrouver une épreuve, une bouche à accoler

Mais c'est dur, c'est une pierre, ce tranchant

 

Suspendu à ces images comme seul rime possible

Ton fil est décousu, mais qu'es-tu devenu ?

 

Une tombe dans le sahel, une immensité sans limite

Là où le sol se fait un soleil

 

Ton présent se fige, et ta pensée maugrée

Créer alors, c'est évider ce restant du ciel

 

Moudre le temps, et deviner un possible

Dire que la chorégraphie, tu y as réfléchi

 

Que la petite chaussure, tu peux la rendre

Éteindre cette apparence de lumière

 

Et rejoindre le monde. Là des rides se substituent au ciel

Brusquement, le miroir atteint l'espoir

 

Demain, tu resteras là, et tes mains oscilleront entre deux surfaces

Parallèles du jour, corps appelés abstractions

 

Une idée rejoint l'autre, et un possible jeu différentiel lâche l'interdit

Tu es là, fidèle à ce que tu devines, et c'est fou.

 

C'est fou d'imaginer encore le vent, et ses incidences muettes

Que le blanc des vêtements soit toujours propre

 

Une senteur de mer, oui un espace. Une fabrication de l'autre côté

Là où se maintient le temps

 

à la fée oxymore

Photo Eva Rubinstein

Photo Eva Rubinstein

Publié dans Littérature

Commenter cet article

Anna Coquelicot 27/12/2016 09:05

Les textes poétiques te vont bien... :)