Poème à Lou, II

Publié le par Gilles

Elle cette partance est-ce à déjouer ?

Mise solitaire il dévoie
Talus fétide doucereuse est la voie

Sous l'eau claire une autre fontaine gorge
Crasse limée à lit lèvres où délibérer vive voix

A folie tordre le silence et geste oui contre jouer l'enjeu
Derrière l'arbre barré un roc sale une onomatopée

Langue abrupte elle apparaît alors allaitant la brume
Mire en son sein une adresse de fin silence

Habille la schize d'un corps de lumière schisme brut
Hymne à soi-même et c'est corset fait fétiche

Les entailles simulent un cri habité là
Mais nul ne parodie l'arc en balance

La sève monte aux dents influx beauté
Ile qu'on dira perdue au hasard des terres ancêtres

Fille à dentelle son doigt file un coton rouet
Rouge comme alibi d'une autre veine

Et blesse et corps se blesse et dîme se perd
Dieu lui erre bourse aire nouvelle d'herbe coupée

La table se renverse un sein dit la messe
Lait épelé et soudain les ombres rejoignent l'abîme

Une avenue elle mue dents en l'air langue dardée
Flèche alors se tend en ciel jamais atteint

Fontaine sèche et roc lavé
Âme renouvelée de l'une à l'Autre le cygne

Gilles Duval. Avril 2015

Publié dans Littérature

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